Odoo version 9 : bis repetita

odoo9-test-01Notre précédent test d’Odoo remonte maintenant à des lustres en temps informatiques. La nouvelle version d’Odoo venant de sortir en ce mois d’octobre 2015, comme nous le signalait aimablement une lectrice sur notre article précédent, il était temps pour nous de nous lancer dans un nouveau banc d’essai. C’est chose faite !

Avant de démarrer ce test, quelques rappels : nous ne testons que les version online ou SaaS. D’autre part, la dimension « open source » d’Odoo ne nous intéresse pas : nous considérons qu’il est normal de payer pour un logiciel qui rend des services. Pour en savoir plus, lisez ce billet sur l’Open Source.

Ergonomie
Étendue des fonctions
Interface en français
Liens autres logiciels
Import de données
Rapidité
Personnalisation
Qualité de finition
Prix
Moyenne

Démarrage

À l’arrivée sur le site d’Odoo, l’on retrouve l’univers coloré mauve cher à la marque. Un premier clic sur le bouton « Essayez-le gratuitement » et l’on se retrouve sur une page en anglais qui annonce « choose your first app ». C’est un détail, mais une traduction bien réalisée serait de bon goût.

Dans le cadre de notre test, nous allons nous limiter à la version CRM et à l’application de gestion de projet. Vous pouvez également opter pour des apps d’achats, d’inventaire, de vente, de gestion de point de vente, de processus de fabrication ainsi que de comptabilité, de finance et de marketing et encore beaucoup d’autres choses.

Bref, Odoo ambitionne de tout faire. C’est une noble perspective. Mais pour l’heure nous ne pouvons sélectionner qu’une app : ce sera donc le CRM.

À l’inscription on vous demande votre nom, email, nom et taille de société ainsi que votre langue et votre numéro de téléphone. L’ensemble du traitement se fait dans la langue de Shakespeare mais on parvient aisément à remplir les champs à moins d’avoir vraiment dormi sur les bancs de l’école.

Une fois l’inscription terminée, on arrive directement sur le tableau de bord, toujours en anglais. Un texte de bienvenue vous explique qu’un bon processus de vente démarre avec un pipeline clair, et suggère de créer quelques opportunités pour activer le tableau de bord.

Mais pour l’heure nous allons chercher dans les réglages pour basculer dans la langue de Molière. Ce qui s’effectue en « chargeant le langage » dans le système. C’est un bon exemple de l’approche ergonomique qui nous a rebuté dans le passé chez Odoo : si je me donne la peine de m’inscrire en précisant comme langue le Français, pourquoi faut-il que j’aille en plus charger une langue dans un coin de l’interface ? Passons.

odoo9-test-03-apps-prixAvant de pouvoir véritablement utiliser le système il faut l’activer en cliquant sur le lien dans l’email envoyé par le système. Normal. Problème, notre email n’arrive pas. En attendant, on installe l’app de gestion de projet, et puis tant qu’on y est la facturation. Le système nous prévient aimablement que tout cela est payant. Voyons donc les tarifs sur https://www.odoo.com/fr_FR/pricing

CRM : 20 €/mois

Projet : 20 €/mois

Facturation : 10 €/mois

Donc nous sommes à 70 € par mois pour un utilisateur, car il faut ajouter l’abonnement Odoo a 20 €. C’est celui-ci qui est multiplié par utilisateur, et non les options. Ainsi, pour 5 utilisateurs vous devrez payer 100 € de licence Odoo, et 50 € pour les 3 apps soit 150 € au total, ou encore 30 € par utilisateur et par mois.

Est-ce bon marché ? Tout dépend. Si les fonctionnalités sont bien remplies, cela pourrait être une bonne affaire.

Paramétrages introuvables

Nous allons commencer par tenter d’importer notre liste de contacts dans le CRM. On essaie de localiser cette fonction ce qui nous emmène dans les réglages de base du logiciel, nous montrant au passage qu’il est possible de l’intégrer avec Google Drive, que les utilisateurs peuvent se connecter avec leur compte Google et que les calendriers Gmail peuvent être synchronisés. On ne voit pas de trace de OneDrive et autres services, dommage. En revanche, on peut modifier les paramètres de serveur de mail sortant pour envoi d’emails, et c’est aussi dans ces réglages que l’on téléchargera le logo de la société, la devise, les paramètres SEPA etc. C’est légèrement nébuleux, mais un paramétrage de logiciel n’est jamais chose facile, et surtout on ne le fait qu’une fois. Tout va bien donc. En tous les cas on constate que l’on peut autoriser l’importation de fichiers CSV/KLS/XLSX/ODS aux utilisateurs. Reste à trouver comment.

Pop-ups et attentes variées

En attendant on ajoute une fiche imaginaire. L’ensemble est bien intégré : une fenêtre modale s’ouvre pour ajouter la personne, et comme la société n’existe pas Odoo propose de la créer dans une seconde fenêtre modale. Une fois les informations de la société entrées, on constate un délai de 3-4 secondes pour que l’information s’affiche, c’est un peu lent. Quant au site web pourtant renseigné il ne s’impute pas directement dans la fiche de la personne.  Mais la lenteur se poursuit : lorsqu’il s’agit d’entrer le titre de la personne (« mademoiselle » en l’occurrence, qu’il faudra créer puisque cela n’existe pas dans le système) nous patientons près de 14 secondes. C’est sans doute le temps que la base de donnée de langue met à se charger pour ce champ, mais c’est franchement pénible. Idem pour les tags qui mettent beaucoup de temps à se charger et ouvrent une nouvelle fenêtre. Cela devient vite irritant.

La comptabilité rame

Une fois la fiche créée on se dirige vers la partie comptabilité pour examiner les paramètres de la « parent company ». Le temps d’écrire cette phrase, le « loader » tourne encore, sur une connexion pourtant largement haut débit. Effectivement, il faudra être patient comme le recommande le système. Au total, il faudra attendre près d’une minute trente pour afficher les écritures comptables liées à la fiche, à savoir le compte client et le compte fournisseur – pour lesquels on nous donne simplement un lien. Un clic et miracle ! L’affichage du compte ne prend que quelques secondes. Pour une fiche vide.

Importation introuvable

Reste que nous n’avons toujours pas réussi à importer des contacts en masse. Une recherche web nous envoie sur une vidéo Youtube datant d’aout 2014 et relative à la version 8. Essayons tout de même. On nous invite à installer un module nommé « contact importer ».  La documentation Odoo, en anglais, ne nous donnera pas plus d’explications : elle indique comment paramétrer l’équipe de vente, le processus de vente et les objectifs, mais d’import point. C’est frustrant : après une heure de manipulations variées, nous avons beaucoup attendu mais peu progressé. Entre temps, l’email de validation a fini par arriver, et le site nous demande un mot de passe pour activer la base de données ; ce que nous faisons prestement. Par malheur, on clique sur un lien, et le système se met à charger pendant de longues secondes. Cela devient franchement pénible et l’avenir de ce test commence à être mis en question. La page des modules nous redemande de vérifier l’adresse email, ce qui vient d’être fait. Existe-t-il quelqu’un au service qualité chez Odoo ?

Base indisponible

Un écran vient nous achever : la base de données est temporairement indisponible. C’est l’heure du déjeuner, laissons-lui un peu de répit. De retour de déjeuner, il s’avère que la base précédente a été effacée et qu’il faut en ouvrir une autre, suite à l’activation par email. Arrivé à ce stade si j’étais autre chose qu’un testeur zélé, l’application Odoo disparaîtrait de mes signets, mais le journalisme exige une certaine abnégation.  On se retrouve donc sur un écran de souscription, à devoir rentrer les détails de l’entreprise et la langue ! Retour d’une heure en arrière. « Sit tight ! We’re creating your account » nous annonce le serveur. Il faudra à nouveau confirmer l’adresse email.

Gestion de projet

odoo9-test-05Plutôt que de se perdre à tenter d’importer des contacts, on va passer directement au système de gestion de projet. Là, miracle, on arrive à créer un projet. Différents éléments de menu clignotent de partout, c’est intéressant. Ajoutons une première tâche. Il est possible de l’assigner à une personne de l’équipe, de définir une échéance, et d’ajouter des étiquettes au moyen d’une fenêtre modale.

Et là, nouvelle preuve de l’incohérence ergonomique chez Odoo : tous les logiciels dignes de ce nom permettent d’ajouter un tag directement en tapant dans le champ concerné. Chez Odoo, on fait différemment : cliquez dans le champ de tag, cliquez sur le lien « créer et modifier » qui ouvre un pop-up (ou fenêtre modale), cliquez dans le champ situé à l’opposé du label « nom » et tapez votre tag, puis déplacez votre souris de l’autre côté de la fenêtre pour sauvegarder, car chez Odoo les boutons de validation sont à gauche de la fenêtre. Inutile d’espérer appuyer sur la touche entrée pour valider directement.

Comparons à Teamwork, le logiciel de gestion de projet que nous recommandons : après un clic dans le champ « tags »,  une liste de tags existants apparaît, et si vous commencez à taper du texte celui-ci s’affiche avec la mention « un nouveau tag sera créé ». Une simple validation par la touche « entrée » et le tag est créé. Bilan chez Teamwork : 1 clic ; une saisie de texte, un appui sur la touche entrée, soit 3 actions pour créer un tag.  Bilan chez Odoo : 3 clics ; un déplacement de curseur, une saisie de texte, un déplacement de curseur, 1 clic. Soit 7 actions au total !

Qu’on vienne nous dire après cela que notre critique n’est pas fondée : je vois déjà les commentaires des internautes furieux qu’on juge simplement d’après quelques clics. Hélas, le diable est dans les détails comme disent les anglo-saxons. Devoir effectuer 7 actions sur un élément aussi simple qu’un ajout de tag – quand d’autres font la même chose en 3 actions – montre le soin qui a été apporté à l’ergonomie, sans parler de la lenteur époustouflante du système.

Si l’on compare au monde de l’automobile : essayez de changer un essuie-glace sur une Peugeot 407, cela vous prendra environ 1 minute grâce à un simple axe que l’on insère dans le balai. Essayez de changer un essuie-glace sur une Toyota Rav 4, cela vous prendra environ 10 minutes, encore heureux si vous ne tordez pas le balai d’essuie-glace, pour cause d’obscurs systèmes de clipsage. Diriez-vous après cela que la conception des Toyota est en tout point fabuleuse ? Certes, le reste du véhicule est de qualité, et l’on ne change pas les essuie-glaces tous les jours. Malheureusement, on ajoute des tags tous les jours, et chez Odoo une grande quantité d’actions relèvent de l’essuie-glace japonais.

odoo9-test-06Revenons à notre tâche. On peut entrer du texte pour la décrire, et on se dirige ensuite vers les « infos supplémentaires ». Là, on s’attend à trouver des notions de listes de tâches, de priorité, de confidentialité, de progrès de la tâche, de dépendances voire de waterfall, ou même de diagramme de Gantt. Rien de tout cela. C’est très maigre. La tâche pour Odoo n’est en réalité rien d’autre qu’un post-it.

On peut ensuite tracer un tableau façon Kanban et y faire figurer les tâches. La capture que nous vous montrons présente le projet d’aide intégré dans Odoo, en anglais. On peut coloriser les tâches en mode Kanban, choisir une image de couverture, et c’est à peu près tout.  Certes la méthode Kanban est admirable mais c’est loin d’être la seule.  Conclusion : me module gestion de projet est indigent, tout simplement. Il existe une foule d’offres Kanban en mode SaaS qui sont largement supérieures à cette partie d’Odoo. On passe donc la main avant de retourner dans le module CRM pour tenter une dernière fois un import de contacts.

Et là, EUREKA ! Passer de la vue Vignette (qui n’affiche que le bouton « créer ») à la vue Liste affiche soudainement un bouton « Importer ». Cela aurait été trop difficile de le mettre dans les deux vues, bien évidemment.  Nous renonçons à importer notre fichier test, en accordant à Odoo le bénéfice du doute : gageons qu’au bout de quelques essais nous pourrions parvenir à un résultat satisfaisant.

Suite et fin

odoo9-test-04Le test reprend après trois jours d’interruption. Catastrophe, notre installation a été désactivée. Heureusement que l’import de données n’avait pas été fait…  Difficile de tester un CRM avec trois adresses, c’est pourtant ce que nous essayons. Le système propose un vue kanban qualifiée de « révolutionnaire » ce qui est amusant pour une technique datant de l’après guerre… L’entonnoir de conversion du prospect vers le client est donc affiché par colonnes, ce qui se révèle pratique, mais nous n’avons pas trouvé le moyen d’activer des « swimlanes » ou lignes d’eau qui permettent de séparer les colonnes en cellules – une fonctionnalité indispensable lorsque l’on s’adonne au Kanban.  Le pipeline est évidemment personnalisable, pour définir étapes et objectifs, mais nous avons trouvé le processus peu ergonomique une fois de plus.

Au bout de quelques heures la lassitude s’installe. Parmi tous les logiciels que nous avons testé, Odoo reste continuellement dans le bas du panier, malgré d’incontestables améliorations. Son interface nous paraît pénible, la prise en main complexe, et les lenteurs du serveur quasiment insurmontables. Enfin la courbe d’apprentissage est ardue.

Reste que si vous disposez d’une équipe IT solide capable de le paramétrer et de former vos utilisateurs, ou si vous avez la possibilité de passer par une SSII qui implémentera la solution chez vous de la meilleure façon possible, alors vous pourrez probablement tirer parti du système, qui offre une quantité de fonctions non négligeables et en font un des rares ERP complets sur le marché.

Mais combien d’entreprises auront besoin de tout cet éventail ? Si vos besoins sont limités et identifiés, par exemple une fonction CRM et une fonction gestion de projet, ou une fonction e-commerce et une fonction emailing, vous aurez largement intérêt à passer par des solutions beaucoup plus complètes et faciles à utiliser, chacune dans sa verticale métier. Par exemple, magento et infusion ou mailchimp pour l’e-commerce, et teamwork et insightly pour la gestion de projet et le CRM.

Bref, à moins d’être passionné par les défis, nous ne recommandons pas Odoo et nous restons sur notre première impression – désolé pour les aficionados, que nous invitons à partager leur expérience dans les commentaires ci-dessous.

Mise à jour du 26/10/2015

Nous avons décidé de jeter un nouveau regard sur Odoo, quelques semaines après le test initial, dans un souci d’égalité. But avoué : tester le CRM plus en profondeur.

Première remarque, les lenteurs constatées lors de notre test initial ne sont plus présentes, et l’outil de création des tags a été amélioré. On sait que les programmeurs d’Odoo lisent notre site (comme le montre un commentaire sur le test précédent), peut-être ceci explique t’il cela. Bref, le système est plus agréable à utiliser que lors de notre premier essai.

Nous créons quelques contacts manuellement, en imaginant non plus une situation d’import, mais celle d’un véritable commercial au travail. Un prospect appelle, il a vu notre site : je vais dans l’appli « contacts » et je clique sur « créer ». JE saisis ensuite le nom et prénom, puis la nouvelle société directement dans le champ situé en dessous du nom. Pas besoin d’éditer une fiche société complète, c’est appréciable : je suis au téléphone avec le client ! Je saisis également son téléphone et son mail. Cela se complique un peu pour l’adresse postale qui ouvre un pop-up, dommage, on était sur un sans faute. Je saisis l’adresse et je clique sur le bouton sauvegarde, mais le pop-up ne se referme pas. Il faut passer par la croix en haut à droite, une perte de temps. Enfin, he veux ajouter une note, étant toujours en conversation avec le prospect. Je clique sur l’onglet « note interne » et je saisis un texte. Ici pas de bouton sauvegarder, à priori le système s’en charge tout seul. Je clique enfin sur le bouton général « sauvegarder » toujours très mal placé en haut à gauche de la fenêtre. Bilan de la saisie ? Malgré quelques comportements déconcertants et une interface qui n’est pas parfaitement polie, on s’en sort bien. On a même pu ajouter un tag à la volée ! On retourne ensuite dans mes contacts, l’entreprise et le contact figurent bien. Dommage, la nouvelle entreprise figure avec une icône de personne. C’est un détail mais lorsqu’on aura 10 000 contacts comment différencier facilement les personnes des entreprises?

On essaie d’ajouter quelques contacts à la nouvelle entreprise, ils figurent bien sur la fiche de celle-ci. Il est également possible d’ajouter une opportunité, un rendez-vous ou une tâche directement depuis cette fiche. L’opportunité se crée aisément en ajoutant un revenu espéré, une probabilité de succès (dommage, pas de curseur, il faut taper le chiffre à la main). On peut ajouter une activité suivante (courriel, tâche ou call) et une date de fermeture prévue, ainsi qu’une note de 1 à 3 et un tag mais également une note interne et, bien entendu, un commentaire. Les membres de l’équipe peuvent ainsi commenter les différents éléments, à la manière de Facebook : c’est efficace. Une opportunité peut se voir attribuer 4 états dans le pipeline : nouveau, qualification, proposition et « autres options » en l’ocurrence « gagné ». Il est possible de personnaliser le pipeline qui s’affiche en mode Kanban, mais les modifications que nous avons effectuées ne se sont pas appliquées. Bizarre.

Nous essayons ensuite d’ajouter des tâches. Le masque de saisie se présente, que nous remplissons soigneusement, mais il est impossible de voir la tâche une fois celle-ci sauvegardée. Le compteur en haut à droite de la fiche reste obstinément bloqué à zéro, alors que nous voyons opportunités et rendez-vous s’incrémenter au fur et à mesure des ajouts.

Car il n’y a pas de problème en revanche pour ajouter des RDV dans le calendrier, dont on regrette le vert pastel très peu lisible. On peut ajouter un événement d’un simple clic (ajout rapide) ou éditer les détails du RDV. C’est pratique, il faut le reconnaître. NUne vue liste est disponible pour afficher tous les événements à venir sur le calendrier personnel. Un calendrier partagé est disponible. Nous n’avons pas testé l’intégration avec les calendriers outlook ou gmail. Une fonction permet d’importer un fichier calendrier, s’agit-il d’un flux iCal? Mystère.

Après quelque temps de test, le passage d’une application à une autre devient lent. De contacts à calendrier, par exemple. C’est assez frustrant, on n’a pourtant que très peu de données et le système rame ! Nous sommes sur une connexion rapide et seul Odoo pose ce problème.

On se dirige ensuite vers la partie « ventes ». C’est là que l’on trouve notre tableau de bord. Il reprend les RDV du jour, ceux de la semaine prochaine, le pipeline, les performances du mois, la cible à atteindre et le CA réalisé. En orange les actions en retard. Cette vue nous parait assez hermétique, comme si le design de la présentation avait été mis en avant au détriment de l’information elle-même; mais c’est sans doute une question d’habitude. On peut cliquer sur une vision des opportunités, qui déclence là encore un affichage de type Kanban. On peut aussi se livrer à une analyse des activités; avec une série de clefs de tri très complètes (dates de conversion, partenaire, priorité etc) en y ajoutant mesures, probabilité, délai etc, le tout exportable directement au format excel. On aurait aimé un rapport en PDF également.

Nous ajoutons aux éléments testés un module de notes, qui reprend là encore la présentation Kanban. Rien de particulier à dire, cela fonctionne par drag and drop.

Au final la fonction CRM remplit son office. L’interface s’améliore visiblement malgré quelques incohérences qui subsistent. La modularité, qui constitue d’un côté la force d’Odoo, en fait aussi son talon d’Achille : le passage d’un module à un autre occasionne des lenteurs et donne un sentiment de manque d’intégration. On regrette aussi quelques problèmes, par exemple l’outil de recherche qui ne semble pas fonctionner sur des extraits de chaines de caractères : si un client s’appelle eBoutique, la chaine « ebout » retourne le résultat, mais pas la chaine « boutique ».
Nous remontons donc la note d’Odoo à travers ce test dont les résultats sont plus favorables que l’épisode précédent ! Espérons que la société continue dans cette voie.

 

 

 

 

 

 

Author: Charles

Charles est le rédacteur en chef de Solution Gestion Projets. Spécialiste en ingéniérie sociale, c'est un geek qui aime tout ce qui touche à internet. Il a derrière lui un lourd passé de programmeur...

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3 Comments

  1. Bonjour,

    Merci pour ce test.

    Je reste par contre un peu dubitatif… M’attendant un test de la partie CRM, finalement rien de tout cela, et on a plutôt un test du module « Projet ». Etait-ce une volonté du rédacteur? Surtout que dans la conclusion vous écrivez « Difficile de tester un CRM… ». Par ailleurs comme vous dites, Odoo est à ce que je vois une solution ERP, et se limiter à la fonction CRM n’est pas un peu réducteur?

    > « Si vos besoins sont limités et identifiés, par exemple une fonction CRM et une fonction gestion de projet,
    > ou une fonction e-commerce et une fonction emailing, vous aurez largement intérêt à passer par
    > des solutions beaucoup plus complètes et faciles à utiliser, chacune dans sa verticale métier »

    Cette affirmation paraît relativement évidente… S’embêter à prendre un ERP pour faire du spécifique n’est pas très logique. Et là pour le coup, ce n’est pas propre à o=Odoo…

    Etant moi-même quelqu’un de curieux, j’ai décidé de jeter un coup d’oeil rapide.

    En première impression, je trouve l’interface plutôt sympa (c’est subjectif, je vous l’accorde), et je m’y suis assez vite adapté. Je n’ai pas remarqué de ralentissements particuliers à l’utilisation (à part pendant l’installation de module, ce qui est, je suppose, normal).
    J’ai décidé d’essayer les modules Projet et CRM. Je ne discuterai pas de la politique de pricing d’Odoo, n’ayant pas fait d’étude de prix comparative.

    J’ai pu tester le module CRM, sans ralentissements particuliers et tout était même plutôt fluide (peut-être un problème de connexion lors du test?). Pas aussi complet qu’une application dédiée CRM, mais pour mon utilisation, cela me suffirait.

    Le module Projet est anecdotique, et se limite, comme vous l’avez décrit, à un tableau de post-it. Mais j’ai remarqué un module, « Project Forecast », qui ajoute un certain nombre de fonctionnalités au module projet, notamment le diagramme GANTT par exemple. Encore une fois, ce logiciel n’est pas spécialisé, donc on remarque un manque de fonctionnalité.

    Maintenant j’en reviens à votre test… Après avoir testé le logiciel personnellement, et au risque d’être rangé dans la catégories « internautes furieux », je trouve que 3 paragraphes sur la fonctionnalité d’ajout de tag n’est pas très constructif, et limite diffamatoire: la fonctionnalité existe bel et bien, et il suffit, tout naturellement, de taper quelques lettres sur le clavier pour s’en rendre compte… En voici une preuve, capture prise à l’instant http://i62.tinypic.com/315idzd.png ). Cela décrédibilise malheureusement de ce fait ce test, et on peut vraiment se poser la question des conditions dans lesquelles il a été réalisé.

    Faites attention quand vous faites un test… Des internautes comptent sur vous pour se faire un avis…

    Luis

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    • Merci pour votre long commentaire et pour votre leçon de journalisme. Pour résumer, vous dites que notre test est réducteur, qu’il présente des affirmations évidentes. Vous vous inscrivez en faux contre nos remarques, sauf sur celles que vous reconnaissez n’avoir pas étudié. Les faiblesses d’Odoo vous paraissent normales, car il n’est pas spécialisé. Vous trouvez notre article limite diffamatoire, et laissant entendre que nous prétendons qu’une fonction X n’existe pas, ce qui selon vous décrédibilise notre avis.

      J’aime donner raison aux lecteurs lorsqu’ils ont raison. Mais là, il va falloir étayer vos propos. Pourquoi appréciez-vous le CRM d’Odoo? Soyez précis. Il ne suffit pas de dire « vous avez tort moi j’ai pas le même avis ». Contrairement à ce que vous affirmez nous expliquons pourquoi le module CRM ne nous satisfait pas. Relisez l’article.

      Cela vous avait échappé, mais la partie sur les tags est en réalité une partie sur l’ergonomie logicielle, principal reproche que nous adressons à Odoo. Par ailleurs, nous n’avons jamais écrit que la fonctionnalité de tags n’existe pas, et votre capture d’écran n’y change rien. Affirmer le contraire c’est de la mauvaise fois et cela ne vous autorise pas à nous accuser d’un ton diffamatoire.

      Nous avons même compté le nombre de clics qu’il faut pour créer un tag : c’est donc que la fonctionnalité existe. Voilà qui décrédibilise votre commentaire : vous avez peu ou mal lu notre test.

      Pourtant, ce dernier vous a donné envie d’essayer le logiciel ! Curieux. C’est quand même étonnant à quel point vous ressemblez aux défenseurs d’Odoo, toujours à court d’argument factuel et préfèrant l’attaque ad hominem à l’argument construit.

      Nous ne vendons pas de CRM. Lorsque l’on fait une recherche en anglais sur Odoo, on trouve des tests flatteurs réalisé par…. des intégrateurs d’Odoo.

      Sur http://erp.softwareinsider.com/l/246/Odoo on trouve 12 commentaires datant de 2 ans à 7 mois en arrière, très élogieux, je traduis : « le meilleur système que j’ai implémenté. Facile, pas cher, beau, complet, scalable ». Un autre? « Merveilleux ERP pour les TPE et les PME, et en plus il est Open Source ». Un autre ?  » D’après moi c’est vraiment un logiciel magnifique ». C’est curieux, une recherche google montre qu’au moins 3 de ces personnes avaient des liens avec OpenERP, le prédécesseur d’Odoo.

      Vérifiez par vous-même sur le site en question, qui présente aussi deux avis documentés, eux, et assez récents. L’un donne une note moyenne de 6/10 à Odoo malgré des notes dithyrambiques pour l’interface et les fonctionnalités – mais il est honnête car il reconnait être revendeur de la solution. Le second donne une note moyenne de 5/10 avec 4/10 pour la facilité d’usage et 3/10 pour les fonctionnalités. Il lui reproche sa complexité, problème récurrent chez les ERP selon lui, et regrette la mauvaise documentation. Ces deux tests datent d’il y a quelques mois.

      Sur http://www.open-source-guide.com/ on trouve des avis dont celui qui explique sans rire qu’Odoo reste le meilleur  » malgré l’erreur « Internal Server Error », parmi d’autres commentaires flatteurs qui se tirent une balle dans le pied. Allez voir vous-même.

      Le seul avis véritablement étayé, (ô combien, à travers un long mais très intéressant article aussi bien au sujet d’Open ERP que des ERP en général) c’est celui figurant sur http://people.via.ecp.fr/~alexis/openerp/ qui conclut « je dirai qu’OpenERP est un paradis pour les développeurs et un enfer pour les experts fonctionnels. ».

      On ne saurait mieux dire. Les développeurs aiment Odoo. Sauf moi.

      Si nous devons trouver une qualité à Odoo, c’est la variété de ses modules qui est le garant probable d’une bonne intégration, ainsi que la possibilité d’adaptation pour qui veut s’y mettre. Si vous voulez un CRM seul, il existe des quantités de solutions plus efficaces. Vous avez bien sûr le droit d’avoir un avis contraire.

      En réalité, le fait qu’Odoo soit Open Source constitue toujours une de ses forces aux yeux de nombreux utilisateurs. Nous ne partageons pas forcément cet avis sur l’Open Source, comme vous pourrez le lire ici.

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